Bénin : reprise du cours normal de la vie sociale et des activités économiques


Suspendues depuis le 22 mars sur toute l’étendue du Bénin pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, les activités dans les lieux de culte, ainsi que dans les transports en commun et les bars, ont repris mardi leur cours normal dans les grandes villes du pays.

Très tôt, les bus, minibus et véhicules de transports communs urbains comme interurbains ont pris d’assaut les routes et les grandes artères de Cotonou, la capitale économique béninoise, après plusieurs semaines de suspension, pour transporter les employés vers leur lieu de travail, les élèves vers leur établissement scolaire, les commerçants vers les différents marchés de la ville, mais aussi les voyageurs vers différentes destinations à l’intérieur du pays.

“Sur notre gare routière, spécialement réservée aux bus et véhicules de transport inter-urbain, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires dans le respect strict des prescriptions du gouvernement pour éviter la propagation du COVID-19”, a confié à Aladji Amadou, responsable d’une station située non loin de la Place Rouge.

Selon ce transporteur, tous les véhicules de son parking sont désinfectés, les passagers ont l’obligation de se laver les mains à l’eau et au savon grâce à un dispositif installé à cet effet, tandis que l’observation des mesures de la distance sanitaire et le port des masques sont respectés.

“La mise en application de ces mesures barrières a entraîné une augmentation du prix des transports”, a-t-il souligné, précisant qu’un bus de 100 places reliant Cotonou à Parakou pour un prix de 5.500 francs CFA (9,5 dollars) en temps ordinaire transporte désormais, avec l’application des mesures barrières, 50 passagers avec un prix qui a doublé.

Dans les lieux de culte visités mardi par Xinhua dans la métropole béninoise, notamment la paroisse Saint-Michel et la mosquée centrale de Zongo, des milliers de fidèles portant un masque avaient pris d’assaut ces lieux pour se recueillir et demander la protection de Dieu ou d’Allah.

De même, les bars et “maquis” (petits restaurants) de Cotonou ont rouvert leurs portes en accueillant avec joie, à la pause déjeuner, leurs premiers clients, notamment les fonctionnaires.

“J’étais restée au chômage depuis plus de deux mois à cause de la décision du gouvernement liée à la lutte contre le COVID-19. Mais, pour compter de ce mardi, le même gouvernement nous a autorisé à rouvrir nos portes. Seulement, l’affluence des clients enregistrée aujourd’hui n’a pas atteint celle des autres jours d’avant la suspension de nos activités”, a confié à Xinhua Geneviève Assogba, gérante d’un maquis à Vêdoko, un quartier populeux de Cotonou, assurant qu’à son niveau, toutes mesures barrières prescrites par les autorités étaient respectées.

Selon le gouvernement, le Bénin recensait en date du 31 mai 243 cas confirmés avec 93 personnes sous traitement, 147 personnes guéries et trois décès.

 

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