La Banque centrale du Nigeria prend des mesures drastiques contre le Bitcoin (BTC) et les cryptomonnaies


La Banque centrale du Nigeria a ordonné aux établissements bancaires du pays de fermer les comptes des clients qui s’adonnent à l’achat et la vente de cryptomonnaies. Le statut du Nigeria de « nation Bitcoin d’Afrique » est désormais confronté à un avenir incertain.

Interdictions et sanctions

La banque centrale du Nigeria a demandé le 5 février à toutes les banques du pays d’annuler immédiatement leurs services pour les sociétés et Nigérians qui achètent, vendent ou pratiquent le trading de cryptomonnaies.

Le Nigeria est considéré comme le deuxième pays au monde en termes de transactions en BTC de pair-à-pair. Selon les données de Coin Dance, le Nigeria a négocié 60 215 BTC au cours des cinq dernières années, pour une valeur de plus de 566 millions de dollars, un chiffre que seuls les États-Unis ont dépassé.

L’interdiction a été dévoilée dans une circulaire publiée par la banque centrale du pays. Selon l’institution, la décision est seulement une extension des avertissements précédents sur les risques associés aux cryptomonnaies. La banque centrale du Nigeria a également mis en garde contre des sanctions sévères à l’encontre de toute banque ou institution financière qui ne se conformerait pas à la directive.

La branche locale de Binance a déjà décidé de suspendre les dépôts pour les Nigérians. Ainsi, les utilisateurs ne peuvent plus convertir de naira, la monnaie locale du pays, en cryptomonnaies.

Réactions et alternatives

La directive intervient quelques mois seulement après les cryptomonnaies soient entrées dans la conscience nationale lors de protestations contre les violences policières en octobre 2020. À l’époque, la banque centrale a ordonné la suspension des comptes bancaires des partisans du mouvement EndSARS. C’est à ce moment que les soutiens du mouvement ont commencé à envoyer des dons en cryptomonnaies.

L’embargo sur les plateformes d’échange de cryptomonnaies par l’administration Buhari a déclenché un tollé parmi les Nigérians. Depuis que la nouvelle directive a commencé à circuler sur Internet, les détenteurs de cryptomonnaie ont lancé le hashtag #WeWantOurCryptoBack qui a été relayé plus de 30 000 fois.

Toutefois, les Nigérians pourraient trouver des alternatives pour continuer à acheter des cryptomonnaies. Tosin Olugbenga, ingénieur blockchain basé au Nigeria, a expliqué que la plupart des transactions et achat de cryptomonnaie au Nigeria se font sur des exchanges P2P et que ces nouvelles restrictions auront peu d’impact.

#BRISSE

… partenaire des acteurs de l’économie en Afrique.


🛑 Recevez toute l’actualité de l’économie en Afrique sur WhatsApp. C’est simple ! Écrivez nous au (+237) 694545739.


 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici